Publi le vendredi 27 juin 2008

La fin d’une épopée hippique

27 06 2008

La compagnie Attractions hippiques, propriétaire des quatre pistes de course du Québec, s’est mise à l’abri de ses créanciers. Elle est en faillite technique après perdu 18 millions en moins de deux ans. Il est temps que le gouvernement cesse de donner la respiration artificielle à ce secteur d’activité moribond qui est un véritable gouffre financier.

Depuis 1995, le gouvernement a injecté plus de 400 millions de dollars dans cette industrie qui fait vivre 3,000 personnes. C’est $1,333,000 par emploi! Le gouvernement aurait mieux fait de donner cet argent directement aux employés pour en faire des millionnaires qui ne vivent plus au crochet de l’état et de fermer les hippodromes. Parce que ce n’est pas le seul argent public qui a été jeté à l’eau. En plus, Loto-Québec a transféré 1,900 appareils de loterie vidéo dans les bars et restaurants des hippodromes avec un taux de remise record de 22% au propriétaire. Bon, c’est quand même le seul aspect positif de cette histoire, car en fin de compte, ces 1,900 machines ont à toute fin pratique été sorties de la circulation vu le peu d’achalandage dans les hippodromes. La ministre des finances Monique Jérôme-Forget a indiquée qu’il n’était pas question d’injecter plus d’argent dans cette industrie. J’espère qu’elle tiendra parole et résistera au lobby puissant et occulte du monde des paris hippiques, car j’ai toujours pensé qu’il y avait derrière cette petite industrie du pari sportif des intérêts financiers cachés aptes à faire pression sur les politiciens régionaux et les hauts-fonctionnaires. Je ne vois pas d’autres explications au soutien dont a bénéficié ce secteur d’activité qui n’intéresse plus que des parieurs du troisième âge qui y dépensent quand même des dizaines de millions par année.

Que faire avec les hippodromes? Pourquoi ne pas les transformer en pistes de courses pour voitures modifiées? C’est une activité qui plait aux jeunes et qui sortirait les courses de rues de la circulation. À condition que l'état n'y injecte pas un sou, cela va de soi.